Déchainez-vous, libérons nous.
Drôle de journée que celle d'hier. Brevet de maths, avec les angoisses et les angoissé(e)s qui vont avec. Je fais des gâteaux. Je sais au moins faire ça :). Crumble pomme-pêche , et un au yaourt. C'est pour la fête de ce soir. Je vais aussi décorer la salle, avec les autres, quelques autres. On s'amuse bien, on éclate les ballons qu'on vient de gonfler, on rit. On s'marre, même. Puis avec flavie et marine on traine un peu dans les rues, jusqu'à finalement aller dans la maison de cette dernière. Et quelle maison ! Comme c'est beau là bas, comme on s'y sent bien... Papottis, papottas, puis on s'en va, flavie chez elle, moi chez moi. Je ne sais plus ce que je fais ... je prends une douche, mes cheveux étaient sales. Je passe ma robe, les bas, j'me sens bien dedans. J'enfile mes docs, j'fais pas les lacets. Et hop, on part. Je pars devrais-je dire, puisque marie ne vient pas finalement, et popie ne doit pas venir. Là bas, dans le self, c'est vide. Mais petit à petit, ça se remplit, on est peut être qu'une quarantaine, mais c'est bien d'être ici. Il fait chaud, tout le monde crève de chaud ... alors on sort toutes les dix minutes pour prendre l'air, se rafraichir, voir le ciel. Et on y retourne, après tout on s'amuse bien là-bas, du moins lorsque les musiques qu'on y passe sont chouettes. On grignotte les gateaux, on se rempli l'estomac de fanta, oasis ou autre. Le crumble, c'est pas facile à manger sans assiette. Le gâteau au yaourt, personne n'y touche. Je n'ai pas faim. Il est 23h30, je crois. C'est fini, quelques remords s'essuient du coin de la manche, on embrasse tout le monde. Stéphane, Julie, Soline, Grég... vous valiez le coup de venir au collège si souvent, parcequ'avec des pions comme ça, c'est tout de suite tellement plus vrai. C'est vivant, c'est ça vivre ? On fait le tour des amis, on se dit qu'on s'apellera, avant la rentrée, qu'on se reverra, avant de s'oublier peut-être... Ensuite on part (moi et popie) chez nico, où il n'y a que thibaud. Mais les autres ne tardent pas, et là on s'installe où l'on peut, entassés ça et là... on boit à même la bouteille de fanta, on grignotte des chips aussi. On a pas faim pourtant. Ils fument, cette bande de dépravés. Mais nous on est correct, on ne fait que se mettre à trois dans un lit, popie moi et quentin. Pour parler, rien d'autre. Mais lui est drôlement content. "les deux soeurs en même temps, dans le même pieu que moi. humhuuum..." doit-il penser. Et donc on parle. C'est facile de cracher quelques mots, quelques phrases bien placés, qui font rire ou qui ne font rien du tout. Mais parler fait exister, alors parlons. La nuit passe vite, le jour vient rapidement. A quelle heure s'endort-on ? Qui sait.